« Je le voyais en train de découper un morceau de la tête de lit et je pleurais. Comment pouvait-il me faire ça à moi. Il ne comprenait donc pas combien je tenais à ce lit pour ce qu’il représentait de mon passé, de mon histoire d ‘amour avec l’autre, celui d’avant lui ?

Ce lit, c’était celui où nous avions conçu notre seul et unique enfant. Ce lit, je ne l’ai jamais vendu, pensant et prétextant le garder en sa mémoire pour notre fille qui pourrait en disposer plus tard. »

 

Car de notre histoire d’amour me restent des meubles, des souvenirs … et notre enfant. Lui, mon amour, le père de ma fille, il est mort, il y a bien longtemps.

Moi qui pensais avoir fait mon deuil, comme on dit. Des années après ce jour tragique qui lui a coûté la vie, j’ai entamé un travail sur moi, long, douloureux, chaotique. De remises en question en rêves psychédéliques, j’ai eu la sensation et je l’ai encore, de remonter la piste, retourner  à la source, à la racine de ce qui me construit.

Aujourd’hui, j’ai refait ma vie, depuis longtemps déjà. J’aime mon mari et les enfants que nous avons eu ensemble et tous les projets de notre tribu.

Pourtant subsiste encore en moi quelque chose du domaine de l’insondable, qui se révèle à mon insu, dans mes rêves, au moment où je m’y attends le moins et sous la forme la plus farfelue.

Mon rêve de ce lit, symbole d’un amour passé et pour toujours suspendu, est venu me rappeler que l’on n’échappe pas à son passé, on ne le change pas. On fait avec, c’est tout. Toutes les thérapies, tous les moyens d’approfondir cette connaissance de soi ne pourront venir que confirmer qu’au niveau de l’inconscient, qu’il soit individuel ou collectif, le temps n’existe plus.

Aujourd’hui est comme hier. Les sensations et les émotions qui y sont liées sont toujours aussi vivaces et se manifestent crûment dans les rêves.

Nier l’importance ou l’existence de ses rêves, c’est se priver de la plus grande partie de soi, celle qui, telle une source souterraine, vient alimenter les champs de notre conscience, en surface.  C’est s’amputer de la plus importante ressource psychique qui vient réparer, colmater les brèches de la vie diurne.

Au contraire, considérer le temps du sommeil comme un temps non seulement nécessaire mais bénéfique permet de renouer avec le sommeil et s’y plonger avec délice, avide de nouvelles aventures. Notre inconscient n’est pas un ennemi et n’utilise pas le même langage que nous. Il remplace les mots par des images et des sensations et trouve toujours le moyen de faire le lien entre une problématique d’hier et ses conséquences dans notre vie actuelle.

A nous d’apprendre son langage, à nous d’entendre ses messages pour en faire bon usage au quotidien. Apprivoisez vos rêves et vous vous apercevrez que vous avez entre vos mains le plus précieux des trésors : celui de la Connaissance de Soi.

 

 

Qu’est-ce qui pousse à fumer ?

La consommation de tabac commence souvent par une envie :

-L’envie de faire comme les autres, d’intégrer un groupe ;

-L’envie de s’identifier aux adultes et à l’image de pouvoir qu’ils véhiculent ;

-L’envie de transgresser un interdit parental ;

-L’envie de savoir ce que ça fait, satisfaire une curiosité.

En découle un plaisir qui  passe par la stimulation sensorielle au niveau du goût, de l’odorat, de la vue et du toûcher ;

ou encore par les effets psychotropes sédatif ou excitant de la cigarette selon l’humeur du fumeur.

Malheureusement, très rapidement, et selon le nombre de cigarettes fumées, l’envie se transforme en besoin et le plaisir en dépendance, en contrainte et en obligations avec des effets secondaires non négligeables.

Et la cigarette qui, au départ, aidait à combler un vide, à gérer une situation anxiogène devient elle-même facteur de stress car le besoin de fumer se fait plus pressant. Si le fumeur est empêché de fumer, il se retrouve coupé de sa « béquille » psychologique et bio-physique et il se met à stresser encore plus. Il cherche désespérément à combler les symptômes du manque pour retrouver  le confort artificiel, la sensation de maîtriser les choses et d’être à sa place.

Le voilà entré dans une spirale infernale.

Comment expliquer que la cigarette soit si largement répandue ?

Simplement parce que malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation et les hausses du prix du tabac, la cigarette est encore une drogue socialement tolérée à l’inverse d’autres drogues.

Bien que le tabagisme soit plus un facteur de risque qu’un  facteur causal du développement des maladies, il ne faut pas non plus négliger les conséquences de la dépendance, porte ouverte à la toxicomanie.

Est considéré comme toxicomane tout fumeur qui éprouve un besoin irrépressible de fumer et d’augmenter les doses pour avoir les mêmes effets.

Quel que soit le degré de dépendance au tabac, s’installent des habitudes de consommation (en situation de stress ou de crise, en cas de frustration ou contrariété),  des gestuelles indissociables de l’acte de fumer et qui viennent renforcer l’automatisme.

Comment lutter contre le tabagisme ?

-Informer et éduquer les jeunes pour qu’ils ne commencent pas à fumer, pour qu’ils ne rentrent pas dans la dépendance, pour qu’ils trouvent d’autres ressources pour grandir qu’une consommation écran de leurs problèmes existentiels.

-Modifier  l’image sociale positive d’un fumeur attrayant, doté d’un pouvoir de séduction ou d’action.

-Préparer le sevrage qui n’est pas que physique ou médical mais aussi psychologique : prise de conscience des causes qui poussent à fumer, des situations favorisantes dans lesquelles le fumeur ne peut pas lutter : les éviter et se faire accompagner d’un thérapeute pour renforcer sa confiance en soi et acquérir des techniques d’associations d’images, de visualisations positives de l’après-tabac …

La relation au thérapeute prend toute son importance  dans l’après-sevrage, lorsque l’envie de fumer revient en force avec des compulsions alimentaires et la prise de poids qui va avec. A ce moment-là, réapprendre à respirer, se réapproprier son corps et ses capacités physiques, musculaires participent au processus de sevrage. Reprendre une activité physique régulière et repérer, à l’aide du thérapeute, les situations anxiogènes qui vont constituer autant de pièges et tentations pour fumer à nouveau.

Pour au final, se forger de nouvelles valeurs individuelles et sociales qui ne sont plus basées sur l’usage du tabac.

http://www.centre-antitabac-ge.ch/infotabac.htm

http://www.drogues.gouv.fr/comprendre-laddiction/presentation/definitions/

Les journaux en parlent de plus en plus, les langues se délient et avec elles, l’étau se desserre autour des victimes de harcèlement.

Parler du harcèlement, le dénoncer c’est déjà un premier pas vers la reconnaissance de la victime. Mais cela ne suffit pas.

Il faut également agir pour que le ou les harceleurs soient mis hors d’état de nuire. Si cela est impossible alors c’est à la victime de s’éloigner.

Puis commence une troisième étape, celle de la reconstruction. Ne pas rester enfermé dans un statut de victime, faire face aux difficultés rencontrées, s’interroger sur les circonstances qui ont mené au harcèlement, à l’agression, qu’elle soit ponctuelle ou  systématique et répétitive. Pour cela, il faut se faire aider, ne pas rester seul et démuni.

En effet, dans une relation, nous sommes au moins deux : l’autre et moi. Qu’est-ce qui a « inconsciemment » autorisé l’autre (mon patron, mon compagnon,  une camarade d’école…) à exagérer, à me pousser dans mes retranchements, à m’ôter toute dignité, tout respect ? De quelle situation l’autre a-t-il profité pour m’abuser ? Qu’ai-je induit à mon insu ? A quels signes d’alerte n’ai-je pas réagi et pourquoi ? Quel message ai-je laissé transparaître de ma fragilité, de mes doutes ?

Il ne s’agit pas de disculper le harceleur qui est coupable d’agir ainsi. Mais il s’agit de reconnaître que dans cette situation, s’il y a un coupable (le harceleur), il y a deux personnes parties prenantes dans l’histoire : le harceleur et sa victime.

En ne disant rien, la victime couvre, protège son agresseur, souvent par peur de représailles, surtout si l’agresseur est un groupe ou une personne ayant autorité. Ce qui conforte l’agresseur dans l’idée qu’il peut continuer en toute impunité. Et nous voilà entrés dans un cercle vivieux.

Malgré tout, il est possible de s’en sortir. Commencer d’abord par libérer la parole, s’alléger émotionnellement du poids du silence et de la culpabilité.

Porter plainte peut être une étape nécessaire mais pas suffisante. Il est très important de se faire aider pour dépasser le traumatisme, ne pas le laisser imprégner les schémas mentaux de fonctionnement, les attitudes d’évitement, de fuite, d’introversion car ceux-ci vont alors constituer autant d‘indices qui vous désigneront comme une proie facile aux yeux de potentiels harceleurs.

Sortir de cette spirale infernale où le Moi a été abimé, sali, perverti, nié ; où la confiance et l’estime de soi ont été balayées. Oser la parole, c’est dire oui à la Vie dans un sursaut d’énergie. C’est refuser de s’enfoncer lentement mais sûrement dans la dépression voir le suicide pour certains.

Vous n’êtes pas seul, de nombreuses associations existent pour accueillir votre parole et vous assurer une présence, une écoute. Elles vous guideront dans les démarches à effectuer et sauront vous conseiller les thérapeutes vers qui vous tourner pour vous reconstruire.

Liens utiles :

http://www.avht.org/

http://www.mutualite.fr/L-actualite/Soins/Droit-des-malades/Harcelement-moral-au-travail-ce-qui-a-change

http://harcelement.org/article104.html

http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/

http://www.sosfemmes.com/ressources/contacts_tel_local.htm

http://www.suite101.fr/news/une-loi-contre-les-violences-psychologiques-au-sein-du-couple-a14218

 

Quand je prends un moment pour écrire un article, j’ai souvent peur de « la feuille blanche ». Aujourd’hui encore. Alors, je me lance, cette fois, je n’ai pas envie d’écrire cachée derrière le thème d’un sujet qui me tient à coeur. Aujourd’hui, c’est de moi dont je veux parler. Voilà, c’est décidé.

 Chaque année, j’en souffle une de plus.

Les bougies, il y en a tellement que s’il fallait toutes les mettre sur le gâteau, on ne verrait même plus sa couleur !

Et pourtant, moi, toutes ces flammes, ça me réchauffe le coeur.

Ils sont loin mes 20 ans et leur innocence mais je ne les regrette pas. Je me souviens très bien de toutes ces années, soi-disant « le plus bel âge ». Le plus bel âge pour qui ? Pour quoi ?

A 20 ans, je n’étais qu’une enfant, pleine d’espoirs, de rêves fous. J’étais aussi terrorrisée par le monde des adultes dans lequel je peinais à entrer.

Puis rapidement, trois sentiments m’ont assaillie : responsabilité, respectabilité et culpabilité. Coincée entre les injonctions familiales et la pression sociale de finir mes études, trouver du travail … Et ma vie dans tout ça ? Que lui est-il arrivé ?

A force de suivre les rails d’une route qui n’était pas la mienne, je me suis perdue. A quoi ça sert d’avoir une situation avec métier, maison, enfants, si on n’habite pas sa vie, si on n’incarne pas son corps ?

J’ai mis des années pour enfin oser dire NON, STOP !!! Frein à main, machine arrière.

Je ne regrette rien de mon passé mais maintenant, c’est moi qui décide et c’est nettement plus drôle et libérateur.

Alors, cette année, je vais souffler 39 bougies et j’en suis fière. Fière de mon parcours, de mes origines, de mes expériences et de mes rencontres.

Vingt ans pour émerger du ventre de ma mère et encore vingt pour me tenir debout toute seule. Je souhaite vraiment que les vingt prochaines années soient pleines d’allégresse, de simplicité et d’authenticité. Ma liberté, je l’ai payée au prix fort.

Le temps passe mais au lieu de m’affaibir, il me renforce. C’est pour ça que j’aime souffler mes bougies aidée par ceux qui me sont chers. Parce que toutes ces flammes, c’est autant d’amour, de sagesse et de rires qui se reflètent dans leurs yeux. Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’être sérieuse, ni d’être prise au sérieux, j’ai juste envie d’être moi. C’est que j’ai encore plein de rêves à vivre et ma vie commence à peine.

Et ce n’est même pas aujourd’hui mon anniversaire !

Qui m’aime me suive.

          Le stress, on en a toute la vie. Le stress, c’est l’interaction entre les contraintes du milieu dans lequel on vit et les manifestations physiques qui en découlent pour atteindre l’objectif fixé.

          Par exemple, si je suis pressée car je vais être en retard à mon rendez-vous, mon rythme cardiaque s’accélère pour que je puisse modifier la vitesse et la précision de mes mouvements. Si un événement imprévu vient entraver le déroulement de mon départ, je vais stresser davantage pour m’adapter à cette nouvelle situation et y répondre pour … être à l’heure à mon rendez-vous. Si plusieurs imprévus s’enchaînent, je risque de ne plus pouvoir gérer la crise et être en retard, très énervée …etc

          Combien de situations stressantes vivons-nous au quotidien ? Et combien parvenons-nous à  gérer malgré tout ? Car il s’agit bien de cela : gérer le stress et non pas l’éliminer. Car il fait partie de la vie. L’éliminer, c’est non seulement impossible mais cela signifie surtout entrer dans une vie végétative dénuée d’émotionnel et de relationnel.

Alors, le stress, j’en fait quoi ? Je le gère comment ?

Pour maintenir un niveau de stress nécessaire et suffisant (ni trop ni trop peu), il faut déjà repérer plusieurs choses :

-à partir de quel moment ce que je suis en train de vivre devient désagréable ou source de difficultés, douleurs physiques ou souffrance morale ? Repérer les manifestations physiques dans mon corps n’est pas facile si je ne suis pas habitué à l’exercice, à l’écoute de soi.

-quelle(s) stratégies(s) je mets en place pour faire face et m’adapter à la situation stressante ? Est-ce que je m’isole, je redouble d’effort, je fume une cigarette, je fais du sport, je pique une colère… Quelle que soit la stratégie adoptée, elle est nécessaire à l’adaptation, elle joue le rôle de béquille sans laquelle je ne pourrais pas faire face aux contraintes de mon milieu.

Il est très facile de tomber dans le piège du stress chronique en répondant au mal par le mal. Exemple : j’ai une surcharge de travail, je commence à fumer pour me détendre puis je fume de plus en plus, je deviens accro à la cigarette. Ce qui était au départ un plaisir est devenu une addiction car je ne peux plus me passer de fumer et que la surcharge de travail est toujours là, relançant toujours plus le besoin de fumer.

Il en va de même pour le sommeil, la nourriture, l’alcool. Chacun trouvera sa béquille pour gérer le stress… jusqu’au point de non-retour.

Le point de non-retour ? C’est lorsque je n’ai plus les ressources, la force pour faire face aux contraintes. Je ne peux plus répondre quelle que soient les stratégies utilisées, je suis épuisé, malade. J’ai trop puisé dans mes réserves.

Comment éviter de puiser dans mes réserves ?

-En prenant du temps pour me faire du bien, du temps pour moi, pour me ressourcer (sport, activités culturelles ou de loisirs) ;

-en retrouvant mes propres rythmes de sommeil, d’alimentation (en qualité et en quantité) ;

 -en restant à l’écoute de ce que me renvoient mes proches quant à ma façon de vivre ;

-en prenant le temps de me poser des questions  sur ma vie, mes valeurs, ou pourquoi pas de suivre une thérapie. Cela rejoint le premier point qui consiste à prendre du temps pour soi.

Voilà, vous l’avez compris, le stress c’est la vie. On en a besoin pour avancer, c’est un peu le sel qui donne cette saveur au quotidien. Mais quand l’assiette est trop salée, cela devient vraiment immangeable.

Alors, n’attendez pas pour choisir l’assaisonnement qui vous convient !

 cancer du sein et sophrologie

Les séances de radiothérapie ou de chimiothérapie sont lourdes à supporter pour le corps et les effets secondaires qu’elles engendrent sont souvent importants, douloureux et invalidants.

Lorsque l’éradication de la tumeur passe par un traitement lourd, il est indispensable d’être accompagnée sur le plan médical mais également humain pour accepter le traitement et les atteintes à l’intégrité physique qu’il entraîne.

Les médecins s’occupent très bien de la partie organique, plastique du corps mais qu’en est-il de l’image interne du corps lorsque celui-ci est dégradé, abimé par la tumeur ou le geste chirurgical ?

Comment accepter un corps « mutilé » auquel on a enlevé un des caractères identitaires majeurs de la féminité ? Comment accepter à la fois la perte du sein, le traitement chimique , la prothèse reconstructive ?

Le sophrologue est un allié dans cette lutte contre la maladie. Par des techniques de visualisations positives, de relaxation, de respirations, vous êtes invitée à sentir et ressentir votre corps de l’intérieur pour re-construire une image de votre schéma corporel qui passe  par tous les sens.

Renforcée de l’intérieur par les capacités qui ne sont pas altérées par la maladie (il y en a toujours, il s’agit de les trouver et de s’appuyer dessus), vous êtes plus en mesure de supporter le traitement et ses conséquences.

Les séances de sophrologie peuvent commencer dès la prise en charge médicale du cancer, dès l’annonce de la maladie afin de vous accompagner et d’évoluer dans leur contenu au fur et à mesure : traitement, chirurgie, perte des cheveux,  prothèse éventuelle..

Notre vie est jalonnée d’épreuves à traverser, d’obstacles à contourner. Toutes ces difficultés nous font courir le risque de passer à côté de nous-mêmes, préoccupés que nous sommes à nous lamenter sur notre sort et notre manque de chance.

Pourtant, c’est bien l’épreuve qui nous fait grandir, qui nous pousse dans nos retranchements.

Non pas  que la perte d’un être cher représente une chance en soi, mais plutôt une opportunité de revisiter sa propre vie, de remettre en perspective et de hiérarchiser les priorités. Plutôt que de  considérer un événement traumatisant comme un coup bas supplémentaire du destin, je peux choisir de le voir comme un renouveau.

Le deuil n’est pas toujours physique mais aussi affectif, émotionnel, psychologique (perte du travail, du conjoint, de la santé, d’un idéal …).

La mort faisant partie intégrante de la vie, il est plus confortable de rebondir et de se dépasser si on arrive à la percevoir  comme un passage, un temps de transition entre un AVANT et un APRES.

Il n’y a qu’à regarder la nature qui renaît sans cesse. L’hiver, loin d’être une saison morte,  est une  gestation du printemps. Chaque saison se justifie et trouve sa place dans l’ordre du monde. Il en va de même pour nous, êtres humains. Les événements de notre vie peuvent être vécus douloureusement sans pour autant que l’on soit anéanti. Car ce ne sont pas les événements du réel qui importent mais la manière dont chacun d’entre nous va y réagir et se les approprier.

Un viol, une agression, un décès, un divorce, une perte d’emploi, l’annonce d’une maladie … et j’en passe … tout cela est terrible en soi mais pas insurmontable. Tant que le corps vit, il y a de la vie en soi et l’espoir est permis.

Reconsidérer l’événement traumatisant à la lumière de cet espoir change complètement le regard et le ressenti. Il devient alors possible de sortir d’un présent mortifiant pour envisager une suite plus heureuse.

En état de conscience modifié, le sophrologue  amène la personne à mettre une distance entre elle et le monde, entre elle et son vécu pour qu’elle puisse s’autoriser à ETRE autrement.

Séance après séance, exercices après exercices, prises de conscience après prises de conscience, la personne endeuillée, traumatisée apprend à reconsidérer l’événement stressant et à le sublimer, le transformer, l’intégrer à son quotidien.

Nous retrouvons là la capacité propre à l’humain de se dépasser pour s’adapter à son environnement, aux contraintes de la vie, pour ne plus subir son histoire mais faire avec et autrement.

A tous ceux qui n’aiment pas les fêtes de fin d’année pour des raisons qu’ils n’ont pas forcément identifiées, à tous ceux qui se sentent seuls et abandonnés dans cette période de festivités obligatoires, ceux qui ne se retrouvent pas dans cette injonction de consommer, ceux qui ont perdu la magie de la fête du coeur … bref, tous ceux qui vivent mal le mois de décembre, je dis une seule chose : vous n’êtes pas obligé d’adhérer à la majorité pensante et vous n’êtes pas obligé de vous morfondre pour marquer votre désapprobation. A vous de créer votre univers.

C’est sur ces paroles que je vous souhaite de bons moments passés en compagnie des gens que vous aimez.

Comprendre et pratiquer les thérapies psychocorporelles

de Guy Largier.

Relaxation, massage, focusing, métaphorisation, bioénergie, rebirth, sophrologie … depuis les années soixante-dix, la pratique de la psychothérapie à médiation corporelle s’est considérablement développée.

Issues d’influences variées, ces psychothérapies sont des approches globales, associant corps et esprit. Elles qui touchent à l’émotionnel, au mental, à l’intellect, voire au spirituel.

Elles s’adaptent à toutes les strucutres de la personnalité et apportent des réponses ajustées à la diversité des demandes actuelles (améliorer ses relations, retrouver son dynamisme, échapper à la dépendance, diminuer ses souffrances psychiques et physiques, traverser un traumatisme …)

Ce livre est une bonne synthèse des pratiques actuelles et permet de faire le lien entre elles afin de voir les atouts et les limites de chacune.

Pour ma part, j’ai retrouvé un peu de l’esprit et des techniques de sophrologie dans chaque approche. C’est tout à fait normal puisque la sophrologie est déjà , en soi, une synthèse de toutes ces techniques, sauf le massage puisque le sophrologue, dans son protocole, ne touche pas physiquement la personne.

 

L’école n’est plus le havre de paix qui permet à nos enfants de grandir sereinement .. l’a-t-il été un jour d’ailleurs ?

Ou cela n’a-t-il jamais été qu’une utopie ? Pas un jour ne passe sans que l’on parle d’agressions, de violences qui peuvent aller jusqu’au meurtre, d’échec scolaire bien sûr, d’incompréhension voir de méfiance entre les enseignants, les élèves et les parents.

N’y a-t-il donc jamais de fleurs qui poussent dans ce désert de désolation ? Le portrait est-il aussi noir que cela ?

Non, heureusement, il existe bien des enfants heureux d’aller à l’école, des parents confiants et des enseignants motivés. Mon propos n’est pas de faire ici le procès de l’école et du système qui la sous-tend. Mon intention est plutôt de faire part de mon expérience d’enseignante qui a utilisé les outils de la sophrologie pour pallier les carences du système et permettre à l’enfant en chaque élève de s’épanouir, de trouver la nourriture existentielle dont il a besoin.

Là où l’école prône la compétitivité, la comparaison, le classement, la sophrologie introduit la coopération, la prise en compte de l’autre dans la construction des savoirs.

Considérons la sophrologie comme un ensemble d’outils indispensables au savoir-vivre et au savoir-être au monde, comme une alternative à la passivité, à la soumission, à la pensée en conserve.

L’impact de la sophrologie intervient à plusieurs niveaux dans un groupe-classe :

-prise de conscience du groupe et conscience de soi dans le groupe ;

-notion de respect de soi, de ses propres rythmes et besoins ;

-une meilleure image de soi qui va de pair avec la confiance en soi, l’estime de soi ;

-une plus grande créativité et authenticité dans les rapports humains, une meilleure capacité de concentration et de mémorisation ;

-être acteur de sa vie en étant au centre de ses projets et pas seulement spectateur des projections des adultes …

Les retombées positives sont multiples et pratiquer la sophrologie en classe ne nécessite ni matériel ni mise en place particuliers.  Les séances durent en moyenne quelques minutes et sont toujours basées sur la prise de conscience de la respiration et du schéma corporel, l’apprentissage de techniques respiratoires simples (respiration abdominale, respirations en plusieurs temps…) pour permettre un relâchement musculaire et un lâcher-prise du mental.

Par la suite, faire une évaluation ou écrire une rédaction ne paraît plus aussi insurmontable à l’élève puisqu’il s’est senti entendu, reconnu dans son besoin de sécurité, puisqu’il a pu gérer son stress par la respiration ou la visualisation positive, puisqu’il a été autorisé à exprimer ses sentiments à travers des exercices ludiques où la bienveillance et le non-jugement sont de rigueur.

Ainsi, je pense que l’intégration de la sophrologie en milieu scolaire permet d’adoucir le vécu quotidien parfois difficile ou douloureux de nombreux enfants. Sans changer le système, elle contribue à renforcer les individus qui le constituent, à capitaliser les aspects positifs de la personnalité en s’appuyant sur le potentiel de l’individu (professeur ou élève) et non pas sur ses manques.

Aujourd’hui, je ne suis plus enseignante, par choix personnel, mais je voue toujours une tendresse particulière au monde de l’enfance et je garde en mémoire la saveur douce-amère de ces heures de classe passées avec tous ces futurs citoyens du monde. Mon quotidien n’est plus rythmé par les sonneries des récréations car j’ai choisi de me consacrer pleinement à la sophrologie, en cabinet libéral. Mais je garde un oeil attentif  sur ce qu’il se passe dans la communauté scolaire et je reste disponible pour recevoir en consultation les enfants malmenés par le système et leurs parents désorientés.

Le Syndicat des Sophrologues Porfessionnels organise une rencontre avec les mutuelles et les sophrologues de la région PACA le jeudi 8 décembre au grand hôtel Les Lecques de St CYR sur Mer (83270), de 9h30 à 11h.

Ce rendez-vous sera l’occasion de sensibiliser les mutuelles aux bienfaits de la sophrologie et de faire évoluer les pratiques de remboursement en faveur de la sophrologie.

La matinée se déroulera comme suit :

-petite conférence explicative, démonstrative  et interactive où les questions sont les bienvenues ;

-témoignages de vécus de sophrologues à travers une mise en application concrète dans le domaine du traitement de la sclérose en plaques (intervenante : Isabelle BANET) et dans le domaine de l’éducation (intervenante : moi-même, Christelle CYKTOR-ENAULT) ;

-mise en pratique avec une mini-séance de sophrologie pour mieux comprendre  de l’intérieur ;

-moment d’échange dans la convivialité d’un petit-déjeûner offert par le syndicat et l’organisatrice, Geneviève DESPRAUX, sophrologue.

Je vous dis à bientôt.